Le vrai festival de Cannes Par Jota P
Cannes : du design à la presse écrite, la créativité brésilienne en pleine santé !!!

Pour de nombreux professionnels brésiliens de la communication, le festival de Cannes le plus connu n'est pas celui du cinéma...
mais celui de la publicité - alias « Lions », en référence au trophée représentant le roi des animaux.
Une récompense déclinée en de multiples catégories, où les Brésiliens sont souvent primés.

Cet événement méconnu du grand public réunit les plus influents décideurs de la communication publicitaire et du marketing tout court, avec des conférenciers de haut niveau (Google, YouTube, Tweeter, etc...).

Avec la deuxième décennie du XXIe siècle, il est devenu « Festival de la créativité » - un mot qui est presque une définition du Brésil, comme en témoignent nos rencontres sur la Croisette. Est-ce affaire de créativité ou d'expansion économique... ou les deux ?

Il se trouve en tout cas un journal dont les ventes progressent à une allure impensable en France... et dans beaucoup d’endroits de la planète, où la presse écrite est en déclin :

l'Estado de São Paulo, alias Estadão, partenaire du Festival de la créativité.

L'an dernier, la diffusion de l'Estadão a progressé de 7%, indique Fernando Scheller, reporter. Je pense qu'il y a de place pour la presse écrite. Les gens perçoivent la différence entre l'information par Internet et une information approfondie.

Certes, l'information imprimée est plus chère, mais on a toute la journée, toute la semaine pour l'approfondir. Si vous voulez comprendre le contexte, la diversité des opinions, apprendre des informations qui n'ont pas encore été rendues publiques, de première main, si vous voulez voir un travail journalistique fouillé, je pense qu'un journal peut faire cela mieux que les médias où l'information est gratuite. Mais les journaux, dont le nombre de pages et la longueur des articles se réduisent, ne peuvent-ils pas souffrir de concurrence par rapport à des sites Internet, où la place est par définition illimitée ?

Internet est l'endroit où l'on va rechercher l'information qui vient de se produire. J'ai déjà travaillé dans des médias spécifiques de l'Internet. Le temps que vous ayez approfondi une information qui vient d'être publiée, et le reportage a déjà disparu du portail d'accueil, au profit d'une ou plusieurs nouvelles suivantes ! Même si on arrive à approfondir un peu cette information, elle n'est donc déjà plus aussi visible par l'internaute. C'est donc très difficile de travailler sur Internet avec profondeur.

Paradoxalement, la prédominance et l'omniprésence du monde audiovisuel et multimédia – dans lequel on peut inclure Internet – ne peuvent-elles pas bénéficier aux médias-papier qui s'attachent à en parler ?

Nous sommes venus à Cannes pour parler de ce monde audiovisuel qui intéresse beaucoup de personnes et aussi beaucoup de contenus, de plate-formes. Les journaux ont le rôle d'éclaircir tout cela. Nous parlons ici des tendances, du comportement des gens, de l'émergence des réseaux sociaux...

L'augmentation du pouvoir d'achat de certaines catégories de la population brésilienne influe-t-elle sur la diffusion de la presse écrite ?

Tout le monde court après ce public, qui est carencé en éducation et en information et a de plus en plus de moyens. Ce public doit prendre des décisions dans sa vie de tous les jours. Pour prendre ces décisions, il lui faut de l'information.

La presse écrite a un rôle important à jouer pour ces personnes. Image toujours, mais pas celle du papier noir et blanc ; celle des couleurs de l'ABB. Dans les allées du festival de la créativité, impossible de ne pas repérer le stand et les couleurs chatoyantes de l'Association brésilienne des designers, représentée par Anna Carolina Maccarone :

"Notre campagne de cette année, « Brazil, unique blend unique design » (Brésil, mixture unique, design unique) évoque le mélange brésilien (les caractéristiques très diverses de son peuplement), qui génère une grand éventail de solutions et fait la grande force du design brésilien. Notre objectif est de promouvoir le design brésilien à l'étranger.

Cannes est une vitrine où la présence des designers brésiliens réunis en association nous rend encore plus forts. L'exubérance de la nature brésilienne, les couleurs de la faune et de la flore, la diversité biologique, sont-ils des éléments propres au pays qui peuvent influer sur le travail des créateurs ?

Certainement. Bien qu'il y ait des grands designers nordiques ou européens, l'exubérance brésilienne est un élément qui aide à notre créativité.

Un nom de produits qui puissent conquérir une notoriété internationale ?

Il y a plusieurs produits qui sont déjà reconnus, plusieurs marques comme les (tongs) Havainas. Notre objectif est que d'autres marques soient consolidées, et apportent celle du pays hors du Brésil. Je peux citer Coza (arts de la table, ustensiles de cuisine) qui au Brésil est une marque grande importance en terme de design.

Le drapeau du Brésil est sans doute l’un de ceux qui, par son dessin et le pays qu’il évoque, est un des plus déclinés, adaptés, détournés. Peut-on le considérer comme une sorte de marque, ou à tout le moins d'image de marque... bien qu'il ne désigne pas un produit ?

Le Brésil joue un rôle chaque jour plus important dans le monde. Je pense que le temps où les produits venus du Brésil étaient reçus avec méfiance est passé. Aujourd’hui, nous avons des professionnels et entreprises de grande qualité.

Le drapeau est notre marque tant est et si bien qu'on utilise souvent ses couleurs, justement parce que le Brésil est connu et reconnu. Il y a une grande une référence internationale liée au drapeau du Brésil, et cela est très important pour nous..."
La chanteuse Caro Ferrer Par Stéphane
« Après un premier album « Jasmin no ar » sorti en 2009 montrant les évidentes qualités de l'artiste, l'arrivée en 2011 de « Samba pelo Avesso », encore plus profond et abouti, place la barre haute. On ressent beaucoup de tendresse et sa passion.

L'authenticité de Caro Ferrer n’est pas seulement présente dans sa gaieté naturelle, on la retrouve aussi dans sa voix, à la tonalité inimitable, envoûtante et sensuelle, loin des stéréotypes, et dans son envie de partager. A la fois sirène et poétesse, ses textes font mouche, l'alchimie de ses mélodies avec ses musiciens swinguer et s’envoler…

Avec elle, nous partons pour un voyage sur l'autre continent et on en redemande ! ».



TV : le Brésil décentralise Par Jota P
Rio, São Paulo. C'est là que l'argent circule. C'est là que se trouvent l'essentiel des chaînes de télévision et l'axe de la production artistique. En dehors de cet axe, il y avait peu d’espace.

Il y en a un peu plus, comme en a témoigné la présence au Marché des contenus audiovisuels (Mipcom), à Cannes, de plusieurs producteurs d'autres régions brésiliennes. Ils ont profité de ce rendez-vous international pour également rencontrer des partenaires... nationaux, cariocas et paulistes.

« Je suis bahianais, ma famille est à Bahia et je pense qu'il y a un espace pour pouvoir y travailler. Je trouverais injuste d'avoir à en partir », dit Amadeu Alban de Movioca.

« A Salvador, ce qu'on rencontre le plus, ce sont des producteurs de publicité ou de cinéma, qui en majorité font des films d'auteur. J'ai commencé à travailler dans une filiale de TV Globo, TV Bahia. J'y ai réalisé et créé des programmes pendant six ans. J'ai fait une émission montrant la culture bahianaise au même horaire que TV Globinho (NDR : programme quasi-quotidien pour la jeunesse). L’audience de cette tranche était de 6%. Elle est passée à 20% avec notre émission ! » « Les choses sont en train de changer. Une décentralisation commence », estime Rodrigo Martins, président du syndicat de l'industrie audiovisuelle de l'Etat du Paraná.

«  Les chaînes de télévision doivent mieux comprendre les réalités de la production indépendante ! », souhaite Carlos Ribas de Companhia de Imagens e Sons, qui se définit en plaisantant comme un « Inconfidente » de Belo Horizonte (référence historique à un mouvement autonomisme).

Au stand de l'Association brésilienne des producteurs indépendants de télévision, son opinion est approuvée par Alexandre Benony, directeur du magazine mineiro Pequi, parcourant appareil photo à la main les couloirs du Palais des festivals.

Les nouveautés principale proviennent de la loi 12.485/2011 : elle prévoit que les chaînes câblées doivent diffuser chaque semaine, à un horaire « noble » (comme on dit au Brésil), trois heures et demie de programmes produits dans le pays. Et au moins la moitié de ces programmes doit être réalisée par des producteurs indépendants – et non par la chaîne qui les diffuse. A cette fin peuvent être utilisées les ressources d'un fonds alimenté par les impôts payés par les chaînes internationales.

30% de ces ressources doivent être dirigées vers la production régionale. « Certains avantages » Ne pas s'exiler dans les capitales audiovisuelles peut avoir une autre bonne raison : le coût d'accès aux services et à la main d'oeuvre.

Exemple dans l'Espirito Santo, où « le coût de location d'un équipement photographique est bien moins élevé, et où il y a en plus une grande variété de sites et lieux de tournages : montagne, mer, plage. Et là-bas c'est facile de filmer dans la rue, sans paperasserie bureaucratique », explique Daniel Furlani, scénariste chez Mirabolica, qui a également participé au Mipcom Junior, consacré aux programmes pour la jeunesse.

Juliano Enrico, directeur créatif de Mirabolica, renchérit : « à Vitória, les gens se connaissent depuis longtemps, il y a une familiarité plus grande, plus de liberté, certains avantages que n'ont pas Rio et São Paulo, où l'ambiance trop urbaine est assez suffocante. Un des lieux de tournages qui marchent le mieux... c'est ma maison ! ».
DVD collector "Le baiser de la femme araignée" Par Stéphane
Sortie officielle du DVD le 16 février 2011...

à gagner sur CLUBE BRASIL dès le samedi 12 février 2011 !!!


L'histoire :
La relation incertaine en huis-clos entre un révolutionnaire et un homo-sexuel dans l'univers carcéral... l'évasion des protagonistes par l'imaginaire.


Nos commentaires :
Prise de risque autour des thèmes abordés (l'homo-sexualité, un film dans un film, la difficulté de l'univers carcéral dans une dictature), très beau jeu d'acteurs, beaucoup de mouvement malgré ce huis-clos, profondeur du scénario.


Support et pistes :
Double DVD collector ou Blu-Ray collector (blu-Ray + DVD), bonne restauration du film, plusieurs bonus dont un reportage très complet sur l'écrivain et l'histoire du film, les difficultés du tournage, etc.

Pistes sonores anglaise (VO) et française, sous-titres français.
Miss Pénitencier Par Victor
Un concours de beauté au sein des prisons brésiliennes.

Plus de quarante femmes, toutes condamnées à des peines diverses, ont tenté leur chance devant le jury de Sao Paulo au Brésil, robes du soir et hauts talons ainsi que défilé en maillot de bain.

Avant cette dernière sélection et finale, elles étaient 600 de dix prisons différentes à participer au concours.
Le but est de donner une meilleure image au système pénal Brésilien. Un chorégraphe et des sponsors ont offert leur aide pour le bon déroulement de l’événement.

A quand un défilé de "Miss Clube Brasil", chères auditrices ?
Tout est superstition au Brésil Par Victor
Qui ne connaît pas le célèbre maillot jaune et vert ?

Il est devenu l'un des symboles du Brésil. Mais savez-vous que la Seleçao n'a pas toujours joué sous ces couleurs ?

Jusqu'au milieu du 20e siècle, le Brésil évolue en blanc. Le 16 juillet 1950, il dispute la finale de la Coupe du monde, mais les Brésiliens s'inclinent face à l'Uruguay (2-1). Le blanc est alors associé à la défaite. En 1952, l'équipe rejoue des matchs internationaux lors des Jeux panaméricains.

Elle porte alors un maillot jaune à liseré vert et un short bleu, en référence au drapeau national. Le Brésil remporte la compétition et adopte définitivement ces couleurs.
Le Petit Prince Par Stéphane
Le Petit Prince est l'un des livres qu'on fait lire aux élèves de primaire au Brésil !

Un journaliste brésilien, à son arrivée en France, était pour le moins impressionné de revenir sur les traces d'un écrivain célèbre au Brésil.

« J'ai lu le Petit Prince quand j'avais 7 ans. Au Brésil, il est énormément lu ! C'est l’un des livres qu'on fait lire aux élèves de primaire. Pour l'anecdote, il ne se passe pas une élection de Miss Brésil ou même d'autres pays sud-américains, sans qu'une candidate affirme que ce livre est son préféré...», raconte un brin malicieux ce journaliste.
Brésil, Pays de rêve... Par Victor
Mon rêve est adolescent,
Comme l’est ton continent,
Les senteurs du bois, la luxure, la beauté de la végétation,
Ta musique chaloupe de sensations,
Les femmes et le sable chaud,
Tout est beau, pays de rêve,
Les favelas contrastes avec les villas,
Il suffit d’une caipirinha pour être dans tes bras,
Pays de rêve, tu m’entraînes comme la légèreté d’une bossa,
Ta langue danse et se balance comme une samba,
Pays de rêve, je ne rêve que de toi, la saudade m’attire vers toi.